27 février > 1er mars
Par le Boudu

Mise en scène Bonaventure Gacon

Avec sa barbe hirsute, son bout du nez rouge, son verbe haut et cru, ses mauvaises manières, ses mots décousus comme ses vêtements, sa méchanceté revendiquée, Boudu est un pauvre hère. Il a un peu trop bu, mal au coeur, son pauvre coeur d’ogre… Boudu ne raconte pas vraiment une histoire. Il se raconte. Il se livre par bribes. Il est devant sa grotte et puis il se met à parler tout haut. Il ne s’adresse pas vraiment au spectateur. Il se parle à lui. Il monologue. Il se tait et de son silence renaît bientôt une parole qu’on entend. 
 

J’ai voulu faire ce spectacle comme un livre pour enfants mais pour adultes. Quand on est tout seul, avec un livre pour enfants, on redevient gamin. Mais si on le lit à un enfant, on a de nouveau une conscience d’adulte. J’ai essayé de retrouver un état d’enfance dans l’adulte, de faire une poésie assez brute, comme une sorte d’art brut, un peu craché, un peu jeté, d’en passer par l’instinctif et le viscéral. […] Boudu, c’est aussi le bout du – le bout du rien, la fin de la plaine. Il est au bout du désespoir et cela se traduit par une espèce très particulière de comique. Le clown est celui pour qui la vie est difficile mais la force du théâtre, ou du cirque, c’est qu’à cet endroit-là on peut rire de l’humanité tristeBonaventure Gacon 

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